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La flotte de Napoléon III
Batteries flottantes

classe Dévastation

Surnommées "boîte à savon", les batteries flottantes sont construites en bois, à fond plat avec des formes pleines, sur plans de Guieysse. La coque sera doublée de zinc plus tard et munie de gouvernails latéraux. Elles sont gréées en trois-mâts qu'il faut démonter avant chaque mise en oeuvre.

nom

chantiers

sur cale

lancement

en service

rayé

 Congrève Rochefort 4-9-1854 11-6-1855 13-5-1867  Dévastation Cherbourg 5-9-1854 17-4-1855 25-4-1855  9-5-1871  Foudroyante Lorient 20-8-1854 2-6-1855 9-1855 1871  Lave Lorient 20-8-1854 26-3-1855 6-1855 1871  Tonnante Brest 5-9-1854 17-3-1855 17-3-1855 1871

 caractéristiques

dimensions 53.02 x 13.35 x 2.66 m déplacement 1.674 tpc - à l’exposant de charge : 490 t  - tonnage léga l vapeur : 574 t vitesse 3.72 n aux essais effectif 260/282 h propulsion 1 hélice - machine Schneider conçue à 150 chn, puis modifiée à 225 chn par adjonction de deux chaudières supplémentaires, mais seulement 317 che aux essais - charbon : 100 t Machines Schneider horizontales à haute pression (5,1 atm) à bielles directes ; 2 cylindres : d = 0,6 m ; c = 0,6 m ; 120 t/mn ; 430 chi ; 271 kg/chi ; chaudières de locomotives alimentées à l’eau de mer; pas de condenseur ; 457 chi ; les hélices à 4 pales de 1,8 m de diamètre travaillaient derrière une muraille et étaient donc d’un rendement médiocre, ce qui explique la faible vitesse atteinte. la Dévastation a réalisé aux essais 4,4 n à 115 t/mn pour une pression de 2,9 atm. Gréés en 3 mâts barque (1100 m²), mais l’expérience ayant montré que ces bâtiments étaient pratiquement incapables de naviguer à la voile, ce gréement fut réduit à 3 mâts goélette (les deux gréements successifs apparaissent sur le croquis ci-contre). armement origine : batterie : 16x50 - pont : 11x12 obus. Foudroyante 1859 : bat1 : 4x50 + 12x16cm - bat2 : 1x12cm. Dévastation 1866 (navire école) : 6x19cm rayés + 2x24cm + 3x16cm blindage ceinture cuirassée (plaques en fer forgé) de 11 cm (batterie : 10 cm), posée sur un bordé en chêne de 44 cm d'épaisseur. pont recouvert d'une feuille de tôle de 2 cm.

 historique

Congrève

28-7-1854 : ordonnancement. 28-7-1854 : ordonnée. 1855 : n'a pas eu le temps de participer à la guerre en Baltique comme prévu. 1861-65 : en réserve. 13-5-1867 : rayée. 1868 : démolition à Brest.

Dévastation

 28-7-1854 : ordonnancement. 10-8-1855 : appareillage de Cherbourg, remorquée par l'Albatros vers Kinburn (Mer Noire). Elle y parviendra en 45 jours avec des escales à Cadix, Alger, Malte et Beikos (CF de Montaignac de Chauvence). 31-8-1855 : départ d'Alger. 6-9-1855 : arrivée à Malte. 16-8-1855 : arrivée à Beicos. 21-22-9-1855 : de Beicos à Kamiesch. 7-10-1855 : appareillage de Streleska. 14-10-1855 : arrivée devant Kinburn sur le Dniepr. 17-10-1855 : bombardement de Kinburn (2 tués, 12 blessés). 7-1856 : retour à Toulon. 6 & 7-1859 : réarmée pour les opérations de l'Adriatique, mais arriva à Venise le jour même de la signature de l'armistice. 1863 : en réserve. 1867 : annexe du vaisseau école de canonnage Louis XIV à Toulon. 16-2-1869 : mouillé aux îles d'Hyères avec le Louis XIV en temps qu'annexe. 1872 : démolition à Toulon. (photo Jules Maréchal)

Foudroyante

28-7-1854 : ordonnancement. 1855 : n'a pas eu le temps de participer à la guerre en Baltique comme prévu. 17-9-1855 : mis en commission de port à Lorient. 10-6-1859 : armée. 1863 : en réserve. 1874 : démolition à Cherbourg.

Tonnante

28-7-1854 : ordonnancement. 2-6-1855 : armée à Rochefort. 30-7-1855 : appareillage de Brest, remorquée par le Darien vers Kamiesch (Mer Noire). 12-9-1855 : arrivée à Kamieschh. 7-10-1855 : appareillage avec 31 autres navires français. 14-10-1855 : arrivée devant Kindburn sur le Dniepr. 17-10-1855 : bombardement de Kinburn (9 blessés). hiver 1855-56 : pris dans les glaces Dniepr. 7-1856 : retour à Toulon. 6 & 7-1859 : réarmée pour les opérations de l'Adriatique, mais arriva à Venise le jour même de la signature de l'armistice. 7-1859 : flotte de siège en Adriatique. 1-4-1871 : désarmée - en réserve 3. 1874 : démolition à Toulon.

Lave

5-6-1855 : sortie de Lorient pour essais. 6-8-1855 : appareillage de Lorient, remorquée par le Magellan vers Kamiesch (Mer Noire). 15-8-1855 : escale à Cadix. 12-9-1855 : arrivée à Kamiesch. 3-10-1855 : à Yarmouth (sic). 7-10-1855 : appareillage avec 31 autres navires français. 14-10-1855 : arrivée devant Kindburn sur le Dniepr. 17-10-1855 : bombardement de Kinburn. 10-7-1856 : retour à Toulon - désarmée. 6 & 7-1859 : réarmée pour les opérations de l'Adriatique, mais arriva à Venise le jour même dela signature de l'armistice. $. 22-4 au 1-9-1859 : armée à Toulon. 6 & 7-1859 : opérations de l'Adriatique. 26-10 au 3-12-1867 : armée à Toulon. 1-9-1870 au 1-4-1871 : armée à Toulon. 1873 : démolition à Toulon.

Tortue

Chaloupe cannonière expérimentale en forme d'oeuf.

nom

chantiers

sur cale

lancement

en service

rayé

 Tortue Chantiers de l'Océan, Bordeaux 1860 1861 17-4-1862 15-11-1866

 caractéristiques

propulsion 1 hélice coque fer

 historique

    1861 : de Bordeaux à Cherbourg pour armement.     24-3-1862 : à quai à St Cloud (Paris).     1863 : désarmé à Cherbourg.

classe PAIXHANS

Coque en bois avec des flancs verticaux surmontés par une batterie de 1.20 m. Ils avaient deux cheminées de front et deux mâts. Ces batteries ont été conçues à l'origine pour la Cochinchine par Dupuy de Lôme. En fait, elles n'ont jamais quitté leurs ports d'attache. Wooden-hulled floating batteries with vertical sides with a 4 ft battery. They had two funnels abreast and two masts. These vessels were originally designed for Cochinchina, by Dupuy de Lôme. In fact, they never left their home port.

nom

chantiers

sur cale

lancement

en service

rayé

 Paixhans Arman - Bordeaux 24-5-1859 9-9-1862 5-5-1863 21-8-1871  Palestro Arman - Bordeaux 25-5-1859 9-9-1862 9-1862 21-6-1871  Pei Ho Arman - Bordeaux 20-7-1859 25-5-1861 7-1862 15-11-1869  Saïgon Arman - Bordeaux 20-7-1859 25-5-1861 8-1862 1871

 caractéristiques /data

dimensions 42.50 x 14.04 x 3 m déplacement 1508/1530 t vitesse 7 n (7.90 aux essais) effectif 212 h propulsion voilure : 386 m² - gréement 2 mâts brick initialement 2 hélices (diam. 1,80 m), 2 machines à vapeur haute pression de FCM, de 150 chn 580 chi, 2 cheminées côte à côte armement 12 x 16 cm (canons rayés de 30, Mod. 1860) - puis : 10 x 16 + 1 x 4 blindage plaques de 12 cm

 historique

Saïgon

28-6-1861 : conduit à Rochefort pour armement. 10-10-1861 : premier armement à Rochefort (CF Bona Christave). 4-2-1862 : à Rochefort venant de Bordeaux (CF Bona-Christave). 1863 : mis en réserve. Nuit du 15 au 16-11-1863 : incendie, - le bateau coule à Rochefort dans la Charente. 28-11-1863 : renfloué sous la direction de l'ingénieur de Seneville, après obturation des sabords par des plongeurs et mise en place de 11 pompes. C'est le premier bâtiment cuirassé renfloué au monde. - réparations. 1864-70 : désarmé - utilisé comme ponton d'embarquement. 1870 : réarmé. 21-8-1871 : rayé. 1871-84 : ponton d'embarquement à Rochefort. 1884 : démolition à Rochefort.

Paixhans

1-1862 : construction retardée par un grave incendie dans les magasins des chantiers. 1-1-1863 : en essais (CF Maisonneuve). 13-7-1863 : mis en réserve de 2e catégorie. 16-4-1864 : réserve de 3e catégorie (désarmé). Resta désarmé à Rochefort la quasi-totalité de sa carrière. 1870 : réarmé. 1871 : Démoli à Rochefort. Paixhans à Rochefort

Pei-Ho

5-1861 : conduit à Rochefort pour achèvement. 5-10-1861 : armée à Rochefort. 24-3-1862 : arrive de Bordeaux pour embouquer la rivière de Rochefort avec le Solon. 4-10-1862 : en essais (CF Krantz) 1863-64 : réarmée, 26-8-1863 : à Lorient (CF Krontz). 24-3-1864 à 1868 : réserve 2e catégorie à Rochefort. 1969 : brièvement réarmée. 18-11-1869 : retirée du service. 1870 : réarmé. 1870 : démolie à Rochefort.

 Palestro

6-6-1863 : mis en réserve de 2e catégorie. 7-4-1864 : réserve de 3e catégorie (désarmé). Resta désarmé à Rochefort la quasi totalité de sa carrière sauf qq mois en 1870. 1872-73 : démoli à Rochefort. classe Embuscade Coque en fer sur plans de Lemoine.

nom

chantiers

sur cale

lancement

en service

rayé

 Embuscade Chantiers de l'Océan, Bordeaux 20-2-1862 18-11-1865 6-9-1867 20-1-1885  Imprenable id. 25-2-1862 17-12-1865 9-8-1870 7-3-1882  Protectrice id. 25-2-1862 8-12-1866 24-8-1867 9-8-1889  Refuge id. 25-2-1862 1-5-1866 10-9-1867 5-7-1884 Note : les dates de mise en service fournies par Conway différent notamment.

  caractéristiques

dimensions 39.65 x 15.80 x 3.17 m déplacement 1445/1615 t vitesse 7.8/8.5 n effectif 290 h propulsion voilure : 237 m² -grement : 2 mâts goélette 2 hélices, 2 machines alternatives de 120 chn Deux machines Schneider monocylindriques à bielles directes et à engrenages de rapport 0,65/1 ; cylindres : d = 0,86 m ; c = 0,75 m ; 4 chaudières ; hélices 4 ailes de 2,5 m de diamètre. Protectrice : 7,8 n à 112 t/mn hélice pour une pression de 2,6 atm et une puissance de 538 chi, la consommation étant de 2,11 kg/chi/h. armement 4x16 cm rayés Mod.1864 + 4x16 cm Mod. 1860 1870 : 4 x 19 cm rayés blindage ceinture: 14, batterie: 12, pont: 1 cm coque fer

 historique

Embuscade

22-1-1866 : armée pour essais (CF Caillet). 6-9-1866 : mis en service. 10-1866 : remorquage à Lorient apr le Coligny. 12-1866 : nouveau commandant (CF Laporte). 1867 : se rend à Cherbourg pour être mis en réserve. 1868 : changement de l'artillerie. 22-7-1870 : réarmée et envoyée à Bordeaux et Rohefort (CF Le Helloco). 3- 1871 : désarmée à Rochefort. 1871-1880 : mis en réserve. 1884 : bâtiment central de la défense mobile à Rochefort. 28-1-1885 : retiré du service. 1920 : transformée en ponton à Rochefort - mouillée devant la Corderie Royale. 1944 : vendu à la démolition. L'Arrogante à droite et l'Embuscade à gauche

Imprenable

29-12-1868 : essais en mer à Lorient. 1868 : CF Laporte, commandant . 1869 : équipage réduit à 26 hommes. 3-4-1869 : entré au bassin N° 2 à Lorient. 1870 : CF Gaude, commandant. 4-4-1871 à 1882 : désarmée à Cherbourg. 7-3-1882 : rayé. 1883-1914 : ponton technique du service des Torpilles. 1939 : vendu démolition à Cherbourg.

Protectrice

la Protectrice 1-1-1867 : armé pour essais à Lorient, puis placé en réserve à Cherbourg (CF Borgais-Desbordes, puis CF Vaudré). 1870 : affecté à la défense du port du Havre. 1-1871 : au Havre, heurte un musoir et fait une voie d'eau, coule et est renflouée. 27-1-1871 : coule à nouveau. 1872 : utilisée pour des essais d'artillerie. 9-08-1889 : désarmée à Cherbourg.

Refuge

1-10-1866 : armée pour essais (CF Delhaye, puis CF Gaude, puis CF Richard-Duplessis). 10-07-1870 au 25-11-1870 : dernier armement à Brest. 5-07-1884 : rayée, utilisée comme ponton caserne de défense mobile à Brest. 1890 : école des mécaniciens. 7-1940 : la coque est toujours au fond de la Penfeld 1845 : démoli à Brest ? classe Arrogante Plans de Lemoine Ces coques en fer se distinguent par la présence d'une casemate centrale avec 9 sabords par côté et 3 à chaque bout. La batterie faisait 1,50m de haut. Il y avait deux mâts et une cheminée. Iron-hulled floating batteries are different from Paixhans class. They have a central casemate with 9 gunports a side and three at each end. Battery height was 4' 9". There were two masts and one funnel.

nom

chantiers

sur cale

lancement

en service

rayé

armement

 Arrogante  Chantier Gouin, Nantes 20-3-1862 21-6-1864 1-9-1866 30-12-1884 initial : 9 x 16 cm M 1860 1866 : 4x16 cm 1867 : 4x19 cm + 2x16 cm  Implacable  Chantier Gouin, Nantes  1-10-1861  21-1-1864  22-11-1867  1884 9x16 cm 1867 : 4x16 cm rayés M 1864 + 5x16 cm rayés M 1860 1870 : bat. : 3x24 cm + gaillards : 4x12 cm  Opiniâtre  Chantier Gouin, Nantes  10-6-1862  23-3-1864  2-5-1865  1885 9x16 cm 1867 : 4x16 cm rayés M 1864 + 5x16 cm rayés M 1860

 caractéristiques /data

dimensions 44.00 x 14.65 x 3.05 m déplacement 1412/1514 t vitesse 6.6/7 n effectif 190 h propulsion 2 hélices - machine Schneider de 150 chn, 490 chi - charbon : 40 T Machines Schneider à haute pression à engrenages : 1 cylindre d = 0,86 m ; c = 0,75 m ; chaudières tubulaires ; 490 chi ; 2 hélices 4 ailes de 1,9 m de diamètre tournant à 140 t/mn. Arrogante : 6,77 n à 71,6 t/mn machine pour une pression de 2,7 atm et une puissance de 491 chi, la consommation étant de 2,09 kg/chi/h. voilure : 237 m² coque fer armement 1866 : 4x16 cm 1867 : 4x19 cm + 2x16 cm blindage ceinture 12 cm, batterie 11cm, pont 1 cm

 historique

Arrogante

25-1-1865 : armé pour essais (CF Schverer, puis CF Vergne). 1-9-1866 : mise en service, mais désarmée. 1867 : expérimentation d'un canon de 24 cm (CF Le Breton de Ranzegat). 25-1-1868 : conduite en rade de Lorient (CF Le Breton de Ranzégat). 1870 : commandants : CF Testard du Cosquer), puis CF de Vautré 30-6-1870 : échoué au bassin NR 1  à Lorient. été 1870 : rallie Brest pour la défense de la rade. 1-12-1870 : désarmée - en réserve à Brest. 1876 : armée (CF Miet) - quitte pour Toulon escortée par l'Euménide. 27-7-1877 : Ecole des canonniers de Toulon, comme annexe du Souverain. 19-3-1879 : s'échoue en rade de la Badine (îles d'Hyères) suite à un violent coup de vent (50 morts). 10-5-1879 : remise à flot. 31-5-1879 : désarmée - bâtiment central de la Réserve. 30-12-1884 (ou 1881 ?) : rayée. 1899 : vendue pour démolition à Toulon.

Implacable 

    10-7-1864 : armée à Lorient.     1-1-1866 au 29-10-1867 : désarmée.     26-4-1968 : désarmée à Brest.     8-8-1864 : armée pour essais à Brest     1871-74 : annexe du Louis XIV - école des canonniers        1874-77 : annexe de l'Alexandre     1877 : en réserve.     3-4-1879 : réarmé à Toulon comme annexe du Souverain     3-6-1880 à 1907 : école des mécaniciens à Toulon.     30-12-1884 : rayé.     1908 : ponton de réglage des torpilles.

Opiniâtre 

10-1-1865 : essais à Lorient puis en réserve (CF Vergne, puis CF Schverer). 23-10-1867 : armé pour essais  (CF Lefevre-Dubun) - rallie Brest escorté par la Thémis. 7-1870 : armé (CF le Breton de Ranzegat). 11-1870 : rallie Cherbourg. 4-1871 : désarmé 25-6-1884 : désigné pour remplacer le Faon comme bâtiment central de la défense mobile. 19-3-1885 : condamné. 1885-1900 : caserne de la défense mobile. 1901-02 : annexe de la défense mobile. 1903-05 : Service central de la défense mobile. 1906-07 : Service central de la 1ère flottille de torpilleurs de la Manche. 1912 : vendu pour démolition à Cherbourg. classe Rempart La Commission de Défense Côtière recommanda en mai 1860 la construction de 11 batteries flottantes pour le défense des ports en plus des 9 des classes Palestro et Dévastation existantes. Le 16 novembre 1860 le ministère décide de la construction des 11 navires à répartir, 5 dans les arsenaux, et 6 dans les chantiers privés. le 9 novembre 1861, le ministère modifie l'ordre en décidant de commander 4 aux arsenaux, 4 à Arman (classe Embuscade) et 3 à Gouin (classe Arrogante). Le 28 novembre 1861, la commande des quatre navires de la classe Rempart est annulée "par motif d'ordre supérieur".

nom

chantiers

Rempart Cherbourg Réveil Brest Indomptable Lorient Courageuse Lorient batteries flottantes de rivière N° 1 à 5 La première série de batteries fut commandée dans l'urgence le 10 juin 1859 pour être utilisée sur la rivière Po. Dessinées par Dupuy de Lôme pour porter des canons de 24 à culasse, elles reçurent les vieux canons de 30, les canons à culasse n'étant pas prêts. Le blindage de 5 cm était prévu pour résister au canon de campagne de 12 autrichien. Elles étaient composées de 14 blocs démontables en 45 heures. This class was ordered on 10.6.59 for use on the Po river, urgently. Designed by Dupuy de Lôme to carry 2-24pdr BLR, they received older 30 pdr, the 24pdr being not ready. The 2" armor was designed to be proof against Austrian 12pdr field guns. They have been built with 14 blocks knockdown within 45 hours.

nom

chantiers

sur cale

lancement

en service

rayé

 1  FCM, La Seyne  1859  1859 4-7-1859 10-7-1871  2 id  1859  1859 1859 3-7-1871  3 id  1859  1859 1859 3-7-1871  4 id  1859  1859 1859 10-7-1871  5 id  1859  1859 1859 28-10-1874

 caractéristiques

dimensions 22 x 7.70 x 1.00 m déplacement 142 t vitesse 4.21 n (essais / trials) effectif 40 h propulsion  2 hélices - machine FCM de 32 chn, 95 chi - 2 chaudières - pas de voilure Machines FCM monocylindriques à bielles directes ; 2 chaudières tubulaires ; 96 chi ; deux hélices de 1,18 m de diamètre. armement 2x16 cm rayés tirant vers l'avant blindage 5 cm coque fer

 historique

1

fin 5-1859 : ordonnancement. 7-7-1859 : embarquée sur le Cacique. A l'arrivée à Gênes, la paix est faite, la batterie ne sera pas remontée. 1863 : en magasin. 10-1870 : sabordée à St Denis dans le siège de Paris. 1871 : renflouée. 1872 : démolition à Cherbourg.

2

    1870 : perdue dans le siège de Paris.     1871 : renflouée.     1872 : démolition à Cherbourg.

3

    1870 : perdue dans le siège de Paris.     1871 : renflouée.     1872 : démolition à Cherbourg.

4

     10-7-1871 : sabordée à St Denis dans le siège de Paris

5

    4-1871 : renommée Commune (pendant la Commune),     1877 : transformée en atelier.     1897 : charbonnière.     1922 : démolie à Cherbourg. batteries flottantes de rivière N° 6 à 11 Dessinée par Dupuy de Lôme, cette série a été commandée le 29 mars 1864, et prévue pour une campagne sur le Rhin. Ces batteries sont un plus grandes que la première série. Dupuy de Lôme designed this class which was ordered 29.3.64. They were built for a planned campaign on the Rhine and were greater than their predecessors

nom

chantiers

sur cale

lancement

en service

rayé

 6   FCM, La Seyne 1864 19-5-1864 1864 5-1-1871  7 id 1864 1864 1864 15-11-1870  8 id  1864 1864 1864 26-1-1886  9 id  1864 1864 1864 11-2-188 10 id  1864 1864 1864 6-4-1888 11 id  1864 1864 1864 11-2-1888

 caractéristiques

dimensions 27.00 x 9.00 x 1.7 m déplacement 285 t vitesse 5.23 n effectif 40 h propulsion 2 hélices - machine FCM de 50 chn, 130 che - pas de voilure Machines monocylindriques à bielles directes : d = 0,35 m ; c = 0,3 m ; 220 t/mn ; 2 chaudières tubulaires; pression de vapeur 5 atm ; deux hélices de 1,25 m de diamètre. En 1867 la puissance fut accrue en leur adjoignant un dispositif de tirage mécanique des foyers afin de leur permettre de remonter plus facilement les rivières. armement 11x18 en fonte blindage réduit ; 80 cm -ceint. 8 cm sur matelas chêne de 35 cm coque fer

 historique

6

affecté au Havre. 5-1-1871 : coule pendant le voyage Cherbourg Le Havre.

7

affecté à Lyon.      15-11-1870 : perdu sur le trajet Toulon Marseille.

8

affecté sur la Loire.     26-1-1886 : rayé - converti en ponton de réparation des torpilles     1913 : démoli à Lorient,

9

affecté à Lyon.     11-2-1888 : rayé - charbonnière.     1889 : démolition à Toulon.

10

affecté à Lyon.      1890 : vendu.

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affecté à Lyon.      11-2-1888 : rayé - charbonnière.
Le naufrage de l'Arrogante  1. Anonyme.  "1879 (mars) : le 19, la batterie flottante l'Arrogante, bateau-école des canonniers de la Marine, fait naufrage par vent d'est sur la plage de la Badine, faisant 47 noyés, dont le lieutenant d'Annonville. L'Implacable, autre batterie flottante, et le Souverain, vaisseau à trois ponts, quoique mouillés à peu de distance, ne peuvent lui porter secours. L'Arrogante est renflouée quelques semaines plus tard, et ramenée à Toulon. "  2. extrait de l'ouvrage de Zurcher et Margollé - LE NAUFRAGE DE L'ARROGANTE  "Le 10 mars 1879, au matin, la batterie flottante l'Arrogante, l'une des deux annexes du vaisseau canonnier le Souverain, fut surprise par une bourrasque de vent d'est, au dangereux mouillage de la Badine, sur la rade des îles d' Hyères. Les lames déferlaient sur l'avant avec violence, et la mer grossissant toujours, le capitaine signala au Souverain que l'eau envahissait son bord et fit mettre le pavillon en berne. A ce signal de détresse l'ordre fut donné de s'échouer à la côte , afin de sauver le bâtiment et l'équipage. Mais en manœuvrant pour gagner la plage, l'Arrogante, prise en travers par la mer, qui déferlait avec furie, fut bientôt dans une situation désespérée".
Commandants de l’Implacable  10-7-1864 : CF de Lafond 1867 : CF Rougeon 1870 : CF Ansard 1871 : CF Bernard 5-12-1872 : CF Guion 25-9-1874 : CF Veron 30-9-1875 : CF Roustan 30-9-1876 : CF Miet 9-1878 : CF Rocomaure